Un blog, pour quoi faire ?

Virginie PilaultTravailLeave a Comment

Quand on créée une association, on commence en général par se réunir. Autour d’une table, dans un café, chez l’un-e des membres…On discute, on boit des verres, et on se lance ! Mais CommL fait les choses dans l’autre sens. L’association existe d’abord ici, sur ce site, dans ce blog. Elle sollicite vos réactions, vos idées, vos expériences…Et de là elle prendra forme, corps et chair. Du moins je l’espère ! En évoquant ici des thèmes plus ou moins liés à l’actualité, toujours sur le thème des femmes et de la communication publique, j’aimerais d’abord créer un petit brain-storming virtuel, et faire, un peu, avancer les choses.

Le but ? Il est simple et complexe à la fois. Augmenter la présence des femmes dans les médias, et plus largement dans le débat public. Quelques mots, un très vaste projet. La tâche est immense, en effet. Un quart seulement des personnes évoquées dans les médias sont des femmes. Ces chiffres mondiaux sont tirés de l’étude Global Media Monitoring Project de 2015. Selon cette étude citée par le site Egalite.ch, l’évolution est lente : les chiffres au niveau mondial n’ont progressé que de 7% en vingt ans, passant de 17% en 1995 à 24% en 2015. Le pourcentage de signatures féminines dans les médias a connu une progression relativement similaire passant de 28% en 1995 à 37% en 2015. Le Global Media Monitoring Project révèle par ailleurs que le rythme de progression de l’égalité entre femmes et hommes au sein des médias s’est pratiquement immobilisé au cours des cinq dernières années.
En Suisse, la situation n’est malheureusement pas meilleure. Il faut remédier à cela.

Mais comment s’y prendre, et par où commencer ?
Tenter d’attirer l’attention des journalistes sur ce problème, c’est une chose que d’autres ont déjà essayé. Nous nous y employons également. Mais pour cela comme pour le reste, est-ce toujours et seulement « la faute aux médias » ? Les femmes elles-mêmes ont elles les moyens, veulent-elles se donner les moyens de s’imposer d’avantage, de s’exprimer davantage ? Il faut pour cela qu’elles s’estiment valables, compétentes, crédibles… et on sait que ce n’est pas toujours le cas. Mais on peut y travailler. La communication n’est pas qu’une question de forme, c’est aussi une question de conviction.

Des générations de petites filles avant nous ont appris à se taire, ou au moins à ne surtout pas parler trop fort. Il nous reste à accomplir le chemin inverse. A prendre le porte-voix et à oser. A le faire avec assurance et conviction, pour créer le cercle vertueux qui rendra la parole aux femmes. Et avec cette parole, leur place dans la société.

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